vendredi 13 novembre 2009

Foire du Livre de Brive 2009

Les salons du livre, c'est bien parce qu'on y rencontre des auteurs. Notamment les copains de sa maison d'édition. Des qu'on connaissait déjà, comme Alan Mets et puis aussi Katell Daveau, la représentante de la région sud-ouest. Et puis ceux qu'on ne connaissait pas et qu'on est bien content de connaître : Isabelle Bonameau, Mario Ramos, Jean-Charles Sarrazin et Aurélien Loncke.

et puis, bien sûr, on y rencontre des lecteurs:







qui sont, en l'occurrence pour celui de Brive-la-Gaillarde, venus par milliers :



on y croise aussi des micros et des caméras :



qui annoncent l'arrivée de papi qui serre des mains :



et des mains :



(et aussi la mienne mais j'ai pas de preuves)

et qui repart aussi vite qu'il était arrivé :



On a des jolis cadeaux :



On se fait conduire en voiture :



Et on voyage avec des grands noms de la littérature :




Et puis aussi, on va dans des classes, à la rencontre de jeunes lecteurs. Et ça, c'est la partie la plus intéressante.
Dans cette classe de CM1-CM2, ils m'ont accueilli avec des dessins relatifs à "Je n'ai plus dix ans", c'était trop mignon. (bientôt, j'en scanne une partie et les mets ici).
Ils ont su flatter mon amour-propre en me disant qu'ils avaient adoré le livre!
L'autre classe de CM1-CM2 n'avait lu que des extraits mais j'ai retrouvé la grande majorité à la foire pour acheter le livre en entier...

Et il arrive parfois des rencontres qui ne flattent pas l'ego, qui bouleversent, tout simplement.
Des rencontres pendant lesquelles on ne fait pas de photos car on a autre chose à faire avec ces/ses conneries.
Cela se passe dans un collège, autour de "Qui suis-je?", donc autour de l'homophobie. Et là, un garçon de 3ème vient me voir à la fin, avec sa meilleure copine, pour me dire qu'il est homo, qu'il l'assume, et qu'il s'en est pris plein la gueule. Insultes, moqueries et mises à l'écart. Je suis impressionné par tant de courage. Il me dit que ça lui fait du bien de voir, grâce à mon passage dans sa classe, qu'il n'est pas tout seul. Et alors qu'on discutait, que notamment je lui disais de s'accrocher à ceux qui l'acceptent, comme son amie, un autre garçon est arrivé, un grand gaillard de sa classe et il a dit qu'il n'a pas de problème avec ça, avec l'homosexualité de son copain, et qu'il reste son ami, envers et contre tout.
Voilà, c'était la séquence émotion du week-end, j'ai failli pleurer et tout. Et je me suis dit que tant que je pourrai, je continuerai à faire ses rencontres, pour le gamin ou la gamine qui, au fond de la classe, n'aura pas osé lever la main, mais qui, pendant 1h, se sera senti(e) moins seul(e).

2 commentaires:

Céline a dit…

Respect.

Ambroisie a dit…

Très belle rencontre. J'en ai les larmes aux yeux.

**thomas

**thomas