vendredi 19 février 2010

naissance

je suis bien content de vous annoncer la naissance d'un nouveau blog
"Trop stylé"
dédié aux adolescents de Limoges et d'ailleurs
leurs lectures
leurs films
leurs musiques
...

j'y participe, un peu
(genre les textes de présentations...)
allez y faire un tour
c'est tout nouveau !

c'est par là !

mercredi 3 février 2010

arg

Etes-vous au courant de "l'affaire" "Le baiser de la lune"?
Non? Allez lire ceci.

J'ai écrit ce mail, là, il y a cinq minutes, à SOS-Homophobie.
Y'a des fautes, sans doute, c'est normal, je suis énervé.
Désolé.


Bonjour
je tenais à vous adresser cet petit témoignage, en écho avec la déplorable polémique autour du "Baiser de la lune"

J'ai écrit un livre en direction de la jeunesse, dans une collection destinée aux plus de 12 ans, dont le thème principal est la découverte de l'amour, de l'amour homosexuel, et, partant, de l'homophobie.
Un ami prof en collège a eu l'idée, entendant que son principal voulait développer des actions sur la sexualité dans les classes, a eu l'idée, donc, de me demander d'intervenir dans sa classe de 4ème, sur le sujet de l'homosexualité et de l'homophobie.
Avec cet ami, nous concoctons donc le contenu de l'intervention (dont je commence à avoir une certaine pratique lors de rencontres en milieu scolaire auxquelles je participe dans le cadre de divers salons du livre), on voit les dates possibles, le budget alloué...
Et voilà le mail qu'il m'adresse, une semaine après :

"D'après le proviseur, qui fait partie de la commission académique sur la sexualité, l'orientation sexuelle, ou identité sexuelle, ne concerne les élèves qu'à partir du lycée.(en terme d'intervention dans le milieu scolaire, s'entend) Donc il préfère ne pas suivre ma proposition...
Désolé pour eux, moi, et toi aussi, un peu."

Je me demande ce qu'est cette commission académique et qui la compose? Certainement des gens qui ne se sont posé aucune question lors de l'adolescence, dont la découverte de ce sentiment magnifique et affreux qu'est l'amour a laissé de glace et qui ne connaissent pas le désespoir de se sentir rejetés car différents de la norme. Une norme établie notamment par une loi du silence qui ne vaut d'être partiellement rompue qu'à 15 ans, selon cette sage commission, une fois que, bien trop souvent malheureusement, il est trop tard (un quart des tentatives de suicide des garçons de 15 à 24 ans et 10% de celles des filles du même âge sont liés à l'homosexualité)

Encore une fois, je commence à avoir une certaines pratiques des rencontres en collège autour de mon livre. Ce sont au départ des rencontres littéraires mais au bout de cinq minutes, elles se transforment en "débats" autour de l'homosexualité, l'homophobie, le sexisme, le genre, l'identité. Et croyez que ce n'est pas moi qui les lance sur le sujet! Je ne veux pas faire une généralité de quelques cas particuliers, mais je ne crois pas me tromper en disant que ce sujet intéresse TOUT le monde, dès que les questions de sexualité et d'identité se posent, c'est-à-dire très tôt.

Je joue d'ailleurs au théâtre deux spectacles pour un public à partir de 8 ans. Deux spectacles qui abordent, entre autres, le sujet de la différence, du genre, de la sexualité et plus particulièrement de l'homosexualité. Et, là encore, je n'ai jamais rencontré une classe, lors des rendez vous "pré-spectacles" que j'ai avec chacune d'entre elles, un enfant qui ne soit pas passionné par ce sujet. Et, d'ailleurs, plus les enfants sont jeunes et plus ils sont tolérants, souvent. Sans doute pas encore trop déformés par les discours sexistes qui les entourent.

C'est en ouvrant le plus tôt possible les yeux de nos enfants que nous leur éviterons de devenir victimes ou bourreaux de cette gangrène perpétrée par certaines responsables politiques, du Nord et d'ailleurs : les oeillères.

bon courage pour vos actions
thomas gornet

**thomas

**thomas