samedi 29 octobre 2011

you-hou!

Wouf!

Le projet ARTS (Artiste Rencontres Territoire Scolaire) bat son plein à Arras! Déjà 77 heures effectuées sur les 198 prévues jusqu'en janvier!

Des rencontres à chaque fois formidables (et je ne dis pas ça seulement parce qu'il y a une possibilité que cette note soit lue par des acteurs de ces rencontres...)
Pas mal de sauts dans l'inconnu.
Des échanges passionnants.
Des moments d'émotion.
Comme dans un film hollywoodien, presque.

Cela a commencé par un "Week-end avec...". Ouvert au tout public. Pendant deux jours, on a regardé des extraits de films que j'adore, on a écouté de la musique, on s'est fait découvrir des textes, on a un peu joué, on a cuisiné des gâteaux...
Une bonne façon de rencontrer le public artésien.

Puis, le lundi, je suis rentré dans le vif du sujet pour une semaine variée :

** Sensibilisation à Tout contre Léo et petits ateliers théâtres auprès de collégiens et d'enfants placés à l'EPDEF-Service Fratrie de Arras (comme c'est chouette de voir certains visages fermés en début de séance s'ouvrir comme des fleurs petit à petit)

** Intervention à l'IME Les Verts tilleuls de Riencourt les Bapaumes.

Voici d'ailleurs une petite sélection de dessins de ces enfants. Leurs profs leur avaient lu tout le texte de L'oeil de l'ornithorynque, qu'ils viendront voir en janvier (j'ai hâte, d'ailleurs!) et voilà ce que j'ai eu:











Ensuite, j'ai fait un atelier théâtre avec eux et cela restera comme un moment très très fort. Je retiendrai surtout l'importance du contact physique entre eux et avec moi. Quand, en plein milieu d'un exercice, un grand enfant de 12 ans m’attrape le bras et me le caresse puis passe sa main sur ma barbe avant de repartir comme si de rien n'était, mon cœur se craquelle et tombe par terre. Quand un petit autiste, après m'avoir ignoré pendant 1 heure, m'appelle par mon prénom et me regarde dans les yeux, mon cœur se fend définitivement et je me dis que je ne pourrai jamais travailler ici car je voudrais tous les adopter.

** Retour au monde des adultes pour des échanges avec le Groupe de Recherche (initié par le Théâtre d'Arras et Culture Commune) et avec des étudiants Arts du Spectacles de la Faculté d'Arras.

** Ensuite, petite pause en jouant 5 fois Tout contre Léo en 3 jours dans la belle salle à l'italienne du théâtre.
Marcel en profite pour changer ses lacets :
et racheter un journal :


Et, hop, ça repart :

** Pour des rencontres avec des collégiens et des primaires qui ont assisté au spectacle. Et c'est aussi là, que, parfois, on a une petite larme qui monte
- quand des élèves de 4ème du Collège Pierre Cuallacci de Frévent me disent, des étoiles dans les yeux, qu'ils ont adoré le spectacle parce qu'ils ont pleuré, qu'ils n'étaient jamais allés au théâtre de leur vie et qu'ils ne comptent pas s'arrêter là
- quand je reçois ce genre de mots de la part de 6ème du Collège Bracke-Desrousseaux de Vendin-le-Vieil : "Je n’imaginais pas le théâtre comme ça ; c’était très bien ! La mise en scène était superbe, surtout quand vous dansez avec le papier « Mémère ». J’ai même failli pleurer." ou "J’ai trouvé la pièce drôle. J’ai aimé la façon de jouer et de faire des voix différentes." et "Le moment le plus triste pour moi ; c’est celui où Marcel n’a pas voulu serrer Léo dans ses bras." ou aussi "J’ai aimé les lumières qui formaient comme une guirlande, les néons qui clignotaient avec la musique qui défonçait."
- quand je rencontre l'Atelier théâtre du Collège Charles Péguy (43 élèves et 4 profs encadrants!). Des élèves de la 5ème à la 3ème absolument géniaux qui m'ont offert ça :




- quand une professeure du Collège Jean Monnet d'Aubigny en Artois a l'air aussi bouleversée que ses élèves

** Début de l'atelier Feydeau avec 11 étudiants avec qui on préparera des "mitraillettes-Feydeau" qui seront jouées avant les représentations de De toute(s) pièce(s)

** Et Marie Blondel me rejoint pour animer, tous les après midi de la première semaine des vacances de la Toussaint, un stage tout public pour enfants de 9 à 12 ans.

Et puis surtout, surtout, on anime tous les matins un stage avec huit adolescents du CSPA La Parenthèse d'Arras. Ce qui restera sans doute comme mon souvenir le plus fort.
Sept garçons et une fille absolument bouleversants d'émotion(s), de sincérité et de gentillesse. Huit ados qu'on a envie de tous serrer dans ses bras pour ne plus jamais les lâcher, jusqu'à temps qu'on soit sûr que leur route sera sans embûches.

Je me souviendrai longtemps de la force et la douceur de Thibaut, de la lente et sûre ouverture d'Océane, du sourire gigantesque de Grégoire, de l'imagination de Kevin, de l’aplomb pince sans rire de Pierre, du rire et de l'enlacement de Maxime, de la grande maîtrise de la scène combinée à un débordement d'émotions de Florian, du regard et de la présence à couper le souffle de Lévy (et de sa veste rouge sous les arcanes du théâtre).
A eux, merci. (et puis merci pour les cadeaux et les surprises ^^)
Et puis, je me souviendrai longtemps aussi de ces quatre accompagnateurs discrets et attentifs, l'oeil mouillé car empli d'amour pour ces jeunes : Christine, Caroline, Laetitia et Didier.
A eux aussi, merci.




** Et maintenant, qu'est-ce qu'on dit? On dit "merci, le Théâtre d'Arras! Merci Bénédicte, Célia, Nicolas, Antonin et Arnaud !!"
Et on dit aussi : "C'est loin d'être fini alors on ne relâche pas la pression!"

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Un article vraiment frappant. Cela fait vraiment plaisir de voir que cette semaine vous a plus autant qu'a nous :)

Signé: Le pince sans rire

**thomas

**thomas