mardi 2 juin 2015

ID

Et voilà.
Le Chantier, c'est passé.
C'était bien.

C'est l'heure des mercis et des bravos : Arnaud, Kévin, Paul, Marine, Roseline, Aurore, Boris, Eléonore, Anaïs, Claire, Guillaume, Adèle, Mélina, Lise, Enora, Emeline, Sara, Thomas, Fatou, Diane et Isabelle, Florine, Laure-Anne et Jeff.


Voilà.

Le spectacle, c'était Faute d'identité, que j'ai écrit pour eux.

Vers la fin, y'avait ça :

-->
Alix brun masqué en Alix
Ta tête me dit quelque chose

Alix masqué en Alix brun
Comment tu peux savoir

Alix brun masqué en Alix
Non mais, derrière. Tes yeux.


© Cécile Dureux

mardi 26 mai 2015

Archive palmée

J'ai dégotté ça sur le net...

Il faut cliquer LA. C'était lors de la dernière de L’œil de l'ornithorynque en janvier 2012.

Peut-être, bientôt, une nouvelle date en 2016... ^^



jeudi 7 mai 2015

spoil

Faute d'identité, ça commence comme ça :



Alix
Je suis tombé
A l’intérieur de ma peau
Je suis dedans
A l’intérieur
Brume et brouillard
J’ai les yeux collés
C’est mon rêve ?
Je pleure et rien ne s’éclaircit
Je pleure et tout s’obscurcit
Ma peau n’est pas ma peau
Mes os sont en plastique
Mon cerveau en Lego
Mes ongles du sable
Mes cheveux du vent
Je n’existe pas
Je n’existe pas



C'est quoi, au fait, Faute d'identité ??



Samedi 16 et dimanche 17 mai, au Fracas-CDN de Montluçon, c'est Le Chantier

L'occasion pour les ateliers-théâtre des deux lycées de Montluçon de présenter leur travail de l'année.
Comme la saison dernière, deux auteurs vivants (c'est plus pratique que morts) ont écrit une pièce pour les lycéens.

• samedi 16 mai :

- 18h30 : "Faute d'identité" / lycée Paul-Constans
texte Thomas Gornet / comédienne intervenante Isabelle Monier-Esquis


- 20h : "The Lulu Projekt" / lycée Madame-de-Staël
texte Magali Mougel / comédien intervenant Christophe Noël




• dimanche 17 mai :


- 11h : "The Lulu Projekt" / lycée Madame-de-Staël
texte Magali Mougel / comédien intervenant Christophe Noël


- 14h : "Faute d'identité" / lycée Paul-Constans
texte Thomas Gornet / comédienne intervenante Isabelle Monier-Esquis


C'est gratuit mais il faut réserver!
04 70 03 86 18


mardi 7 avril 2015

chinois

Sur le blog du Fracas-CDN de Montluçon/Région Auvergne, j'ai répondu à un portrait chinois.

Ca donne ça :

Si tu étais une œuvre d’art ? Une crotte en plastique sur l’urinoir de Marcel Duchamp

Si tu étais un film ? Les grands ducs, de Patrice Leconte

Si tu étais une musique ? Écrire pour ne pas mourir, de Anne Sylvestre

Si tu étais une pièce ? Une pièce sans parole qui n’a pas encore été écrite

Si tu étais un personnage de théâtre ? Godot

Si tu étais un accessoire ? Une paire de fausses lunettes de vue

Si tu étais un costume ? Une paire de chaussettes en coton

Si tu étais un lieu du théâtre ? Le bureau du/de la comptable

Si tu étais une petite souris, dans le théâtre ? Je mangerais les miettes laissées par les spectateurs au bar et j’irais laisser mes crottes sous les fauteuils pour me venger d’être une souris

lundi 6 avril 2015

petit poulet







Lettre ouverte à L'amour me fuit



Lundi 6 avril 2015

Mon cher livre,

je viens d'apprendre que tu allais mourir dans trois semaines.
Je ne sais pas si tu es au courant mais j'espère que tu l'apprendras par cette lettre et pas par un de tes copains de stock.

Ce n'était pas dit dans la lettre, mais je sais que tu vas aller "au pilon".

Je ne sais pas toi, mais ce mot m'a toujours fait penser à un restaurant de poulet. J'imaginais donc que les livres qui partaient dans cet endroit obscur se transformaient en junk-food bien grasse.
Même si je sais bien que non. Tu vas partir mourir sous des presses parce que tu prends trop de place. Personne ne veut de toi, tu comprends?

Tu sais, c'est assez fou parce qu'il y a à peine une semaine, le jour même où on me rédigeait cette lettre, j'étais en rencontre avec des enfants (cf post précédent).
Ils me demandaient quel était mon "livre préféré de moi".
Même si je les aime tous, je t'ai cité, bien sûr.
Et j'ai dit que pratiquement personne ne t'avait acheté.
"Pourquoi?", ils m'ont demandé.
Ben.

Parce que tu n'es pas aimable?
Parce que tu es raté?
Ta couverture ne plaît pas?
Ton titre fait fuir?
On préfère rire que pleurer?
Tu es arrivé après un deuxième qui, lui, a quitté le stock plus d'une fois?
On ne t'a pas mis en tête de gondole pendant plusieurs mois dans quelques libraires comme ça a été le cas pour le deuxième également?

C'est comme ça.
Tu sais, il ne faut en vouloir à personne.
Il ne faut pas en vouloir à l'éditrice, grâce à qui tu as existé.
Il faut même ici la remercier encore une fois.
Merci Geneviève, d'y avoir cru.
Il ne faut pas en vouloir à la maison d'édition, elle t'a bien défendu.
Il faut remercier les libraires, et les quelques lecteurs qui t'ont accueilli chez eux.
Il faut aussi remercier ceux qui ont écrit sur toi. Comme cette personne.

5 ans et demi, c'est assez jeune pour disparaître. Je te l'accorde.
Mais c'est déjà pas si mal.
Imagine que j'ai créé des spectacles de théâtre qui n'ont vécu qu'à peine deux ans. Et encore, pendant ces deux ans, ils ont été moins vus que tu n'as été lu.

Ne pleure pas, mon cher livre.
Tu es dans ma tête pour toujours.

Je t'embrasse.
Thomas

PS : froisse tes pages avant de partir, ça t'endormira et tu ne sentiras rien.

dimanche 5 avril 2015

Bien assis, bien reçu

Le dernier week-end de mars, celui dans lequel il y avait le dimanche du deuxième tour des élections départementales, j'ai été invité (avec notamment ma poto Anne Percin :p ) au Salon du livre de Montluçon Donner à lire (mouais, le titre...)

Et le jeudi d'avant, je suis allé faire des rencontres en milieu scolaire.

D'abord, les trois classes de 6e du Collège Jean Zay, dans lesquelles j'ai retrouvé plein d'anciens CM2 de l'école d'à côté, avec qui j'avais initié le projet Un oiseau dans le stylo, pour le Fracas.
Ils avaient tous lu Mercredi c'est sport. Alors on a parlé foot, théâtre, et revenus d'auteur.


Ensuite, j'avoue que je suis un peu tombé amoureux des CM2 que je suis allé rencontrer. Une école en plein milieu de la cité du quartier de "Bien assis" (eh oui, c'est un quartier de Montluçon, ça. C'est chouette, comme nom, non?).

Quand j'arrive, le maître me fait un peu peur parce qu'il commence par me dire qu'ils ont été prévenus tard que j'allais venir alors donc, bon, ils n'avaient pas pu travailler comme d'habitude à fond.
Bon.

En rentrant dans l'école, je tombe sur ça :
On peut dire que j'ai l'air d'être attendu...

Et cette flèche indiquait ça :
"Ouh la la", je me dis silencieusement, "je suis pas venu jouer, moi." (il faut dire que, le matin, un élève de sixième m'avait demandé si je pouvais pas faire un sketch, là, puisqu'il restait dix minutes. Arg)
Et tandis que je vois plein de gamins affairés (et visiblement un peu costumés) entrer dans la salle, j'apprends de la bouche du maître qu'une partie des élèves a potentiellement tout lu.
TOUT.
Bon. Je ne suis pas impressionné par la somme de pages que ça représente (la totalité doit faire la moitié du dernier Anne Percin ;) ) mais plutôt inquiet du fait que deux des livres (Qui suis je? et Sept jours à l'envers) sont en général lus par un lectorat composé de personnes âgées d'au moins 12 ans. Et là, ils en ont plutôt 10.
Mais le maître me dit que ça s'est très bien passé et que ça a permis de parler de choses dont lui et sa collègue n'auraient pas parlé avec eux sans ça.
Alors que je me maudis d'avoir réagi comme un vieux réac (sans doute suis-je déformé par mes explications très didactiques, lors de rencontres justement, sur ce que c'est qu'une "collection" chez un éditeur) (ou alors j'ai été vraiment atteint par les attaques des intégristes lors du triste épisode du printemps dernier?)

Bref.
J'entre.

Et là, je suis dans la salle polyvalente de l'école que les élèves ont redécorée façon "salle de sport".

Il y a des douches :
 Et puis un vestiaire :

Et, autour d'une sorte d'autel à ma gloire (ou à mon sujet, restons modeste), les enfants sont assis et m'attendent, un grand sourire aux lèvres :
J'ai fait les photos après la rencontre alors vous ne voyez pas les enfants. Il faut imaginer, sur ces chaises et ces bancs, une vingtaine d'enfants trop fiers. Une bonne partie d'entre eux a collé sur leur t-shirt un papier avec le prénom d'un des personnages d'un de mes livres. Certains poussent un peu plus loin en arborant par exemple un tablier pour Naïma (la copine du papa dans Je n'ai plus dix ans qui cuisine de la choucroute et pas du couscous) (en plus c'est un garçon qui a ce tablier. Il a dû lire Slip/Culotte et depuis, veut devenir une fille. Merde. Civitas avait raison!!) ou en ayant décoré leur t-shirt de dessins ayant rapport avec le Tom de Je n'ai plus dix ans, toujours.
Le plus drôle, c'est quand même celui qui a pris un grand carton, a découpé un trou au fond pour y passer la tête, et deux trous sur les côtés pour les bras. Référence à Sept jours à l'envers, bien sûr. Il ressemblait à un robot en carton.
Et moi, j'avais une "chaise de réalisateur", avec mon nom peint derrière :)

Pas de spectacle, donc. Ni pour eux, ni pour moi. Une rencontre hyper riche d'une bonne heure et demi. Menée intégralement par les enfants. Aiguillée par le maître.
J'ai même trouvé des enfants qui ont beaucoup aimé L'amour me fuit! (mon roman préféré mais qui "marche" le moins. ndlr)
On a parlé de tout. D'amour, de littérature, d'argent et de discrimination. Le maître a opportunément rappelé que l'homophobie était une discrimination comme le racisme, par exemple. Il a opportunément rappelé aux enfants que ces derniers temps, beaucoup de personnes étaient montrées du doigt et pas seulement par "la dame blonde à la grande bouche" (ça a beaucoup fait rire les enfants, cette expression. Mais le maître s'est presque fâché et a dit un rigolard à la peau marron : "Rigole, rigole, mais si elle passe, c'est toi qui partira d'ici en premier, pas moi". Et il lui a fait une caresse sur la tête en même temps : donc c'était pas méchant, en fait, c'était passionné.)

Voilà.
C'était bien.
C'était chouette.
C'était pas chez Laurette.
Mais ça donne envie de continuer à écrire, ce genre d'après-midi!





lundi 23 février 2015

Questions/Réponses

Et voilà.
Le film du In Situ (cf post précédent) est prêt.
Il est ici.

In situ - Lycée Paul Constans from LE FRACAS on Vimeo.




En cliquant sur ce lien, vous accéderez au Blog du Fracas, qui explique très bien le contexte de la réalisation de ce film.
Dans ce projet, ma participation en tant qu'auteur a été d'aider à l'élaboration des questionnaires qui allaient servir de base aux interviews et d'écrire le texte de la scène que nous avons jouée lors de la présentation publique du projet ainsi qu'un faux questionnaire qui dérive vers l'étrange. Ces deux textes sont sur le Blog du Fracas.

**thomas

**thomas